25/08/2012

Bressoux Droixhe dénonce la volonté de stigmatiser ses jeunes à des fins électoralistes

Le Président du Conseil de quartier de Bressoux Droixhe Patrice Lempereur ne voudrait plus revivre les campagnes électorales précédentes dans le quartier de Bressoux Droixhe, lequel recevait quasi quotidiennement des candidats en manque de "voix". Ceux-ci venaient promettre, parfois de manière erronée, sans la moindre connaissance des dossiers ou des réalités de terrain, des investissements dans le quartier, donner des délais sur des projets d'infrastructures en cours alors que les dossiers n'étaient même pas encore signés par le pouvoir subsidiant, ce qui en période électorale réconcilie jeunes et candidats. Sur le terrain, les choses sont différentes : Après les élections et quand les candidats ont déserté le "terrain", il faut parfois des mois, voire des années pour recoller les morceaux et rendre confiance !"

Patrice Lempereur s’interroge : s’agit-il d’un retour à certains fondamentaux considérant la jeunesse comme une nouvelle classe dangereuse qu’il est urgent de mettre au pas ou une simple poussée de fièvre pré-électorale ? Dans les deux cas les candidats s’exposent à de sérieuses déconvenues s’il prétendent répondre ainsi aux inquiétudes et aux aspirations des jeunes.

Les jeunes n’ont ni un problème d’identité, ni un problème de citoyenneté. Le Président du Conseil de quartier rappelle que l’éducation est le meilleur outil pour poser les bases du « vivre ensemble » : apprentissage de la citoyenneté, mixité sociale,...

Bressoux, DroixheAlors que les jeunes expriment régulièrement avec force ces derniers mois leur inquiétude face a l’avenir et leurs aspirations auxquelles les discours n'apportent pas souvent de réponses, Patrice Lempereur rappelle que répondre au malaise de la jeunesse, ce n’est pas instrumentaliser les fantasmes de la société à l’égard des jeunes générations. La meilleure réponse à apporter à ce malaise est une attention sincère aux aspirations de la jeunesse. Aspiration à se former, aspiration à l’autonomie, aspiration à s’insérer durablement sur le marché de l’emploi, aspiration à s’engager pleinement dans la vie d’adulte et dans le travail, mais pas sans les protections garantissant la même liberté pour tous. C’est en raison de l’abandon de ce dessein que la jeunesse perd la foi en son avenir. Et qu’elle l’exprime de toutes les manières, avec les conséquences que nous avons connues à Bressoux Droixhe.

Le Président du Conseil de quartier va donc écrire à l'ensemble des candidats afin d'attirer leur attention sur cette instrumentalisation de la jeunesse et rappeller les véritables difficultés auxquelles les jeunes sont confrontés.

01/06/2012

Incidents dans le bus de Wégimont : il ne faut pas stigmatiser les jeunes du quartier de Bressoux Droixhe

Patrice Lempereur, Président duWégimont, incidents, bus, Droixhe, jeunes, stigmatiser, province de liège Conseil de quartier de Bressoux Droixhe a appris avec stupeur et tristesse que ce lundi, le dernier bus en provenance du Domaine Provincial de Wégimont a été pris d’assaut par une bande de jeunes originaires de Fléron et Liège ( dont quelques-une de Droixhe) . Ils ont forcé les portes du véhicule pour y entrer sans payer et ont causé des troubles tout au long du trajet, obligeant la police à intervenir. Des agents sont montés à bord avec un chien pour calmer la situation.

« Ces incidents sont survenus bien que tous les efforts soient faits tant de la part de la Ville, du Conseil de quartier et nombreuses associations pour tenter de diminuer les tensions qui pourraient surgir suite à un éventuel malaise palpable dans nos quartiers. Tout doit être mis en œuvre pour stopper la spirale de la violence et de la répression. Par conséquent, je veillerai, plus que jamais, à intensifier mes efforts de pacification au sein du quartier de manière à renforcer le dialogue entre les jeunes et les institutions ».

Il faut cependant rester prudent et veiller à ne pas stigmatiser les jeunes du quartier de Bressoux Droixhe à chaque fois que des incidents se produisent.

"Nous devons admettre que ces problèmes de délinquance urbaine sont récurrents mais ne sont l’apanage que d’une minorité de jeunes du quartier ; il est aussi bon de rappeler que ces actions sont punissables et que les forces de l’ordre mettront tous les moyens nécessaires afin de punir les coupables." conclut Patrice Lempereur.