13/09/2012

Pas d'exercice militaire ce 13 septembre à Droixhe !

 

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L’armée belge devait débarquer, en force, à Droixhe ce jeudi 13 septembre prochain ! Il ne s'agissait pas de mener une opération réelle, bien sûr, mais pour un exercice grandeur nature. Il s’agissait, en fait, pour les paracommandos de procéder à une évacuation de ressortissants belges en territoire ennemi. Tout le quartier devait être mobilisé. Les paracommandos de Flawinne devaient débarquer par bateaux au pied de la tour à Droixhe. Dans un seul but: libérez une vingtaine de ressortissants belges pris en otage en territoire ennemi.

 

"La Ville de Liège vient d'émettre un véto parce que le souvenir de la tuerie de la Place St-Lambert était encore trop vivace dans l’esprit des Liégeois. Cette décision a été communiquée aux autorités militaires" précise Patrice Lempereur, Président du Conseil de quartier de Bressoux Droixhe. L'exercice n'aura dons pas lieu !


Le choix d’un tel endroit n’était pas un hasard. La rive gauche pouvait représenter le territoire, la droite la partie ennemie donc. Une vingtaine de ressortissants devaient être enfermés dans l’une des trois grandes tours abandonnées. Une fois délivrés, les otages devaient être évacués en bateaux, sous protection des paras du 2ème bataillon commando de Flawinne. Tout était sur les rails. "A Bressoux Droixhe, nous étions ravis que le quartier accueille un tel exercice. De plus, ce sont des gens de Bressoux-Droixhe qui devaient se charger de jouer le rôle des ressortissants pris en otage. Nous espérions d’ailleurs que le ministre de la Défense, Pieter De Crem, marque son accord pour qu’ils puissent embarquer sur les bateaux lors de l’évacuation. Histoire que l’on puisse vraiment faire l’exercice à fond" confie ainsi Patrice Lempereur, président du conseil de quartier de Bressoux-Droixhe.

 

Si l’armée s’était tournée vers Droixhe pour une telle opération, ce n’était pas un hasard. Plusieurs conditions étaient réunies. Il y a la Meuse, les tours abandonnées, etc. Ce qui est bien, c’est qu’ils nous avaient demandés, entre autres, de procéder à un casting avec les gens du quartier en vue de sélectionner les 15 ou 20 personnes qui devront être libérées puis évacuées par les paras lors de l’exercice, ajoute Patrice Lempereur.


Quant au débarquement des troupes d’élite, il devait se faire à hauteur du pont Atlas V, près de la tour via des bateaux à moteur. L’armée était d’ailleurs venue à Droixhe en compagnie du PAB (peloton antibanditisme) afin d’effectuer une reconnaissance de l’endroit.