27/09/2013

La maison d’édition bressoutoise Dricot fête son centenaire.

Dricot, Bressoux, Centenaire, imprimerie, éditionsL’imprimerie - maison d’édition liégeoise Dricot fête son 100 e anniversaire. L’imprimerie avait été ouverte en 1913 par Arthur Dricot alors âgé de 20 ans. Son fils, Georges, lui succéda à son décès en 1962 et, en 1974, ce fut son fils Marcel (photo) qui se vit quasiment contraint de reprendre le flambeau. Il avait 26 ans. En un week-end, il passa du statut d’ouvrier typographe à celui de patron.

"Je n’ai pas eu le temps de réfléchir, raconte-t-il. C’est simple : l’unique revenu pour ma mère et ma grand-mère était l’imprimerie ! J’ai heureusement été guidé par un ami de la famille pour l’achat des divers papiers, les remises de prix et puis plus tard l’acquisition d’une presse offset."

Imprimant tous travaux, il se doutait bien peu cependant qu’il deviendrait aussi éditeur après sa rencontre avec Paul Biron. "J’avais imprimé le premier tome de son livre avec le personnage de Mon Mononke et le second était en train, quand il m’a poussé à devenir éditeur plein temps. Il est clair que l’incroyable tirage des Biron, dont la série allait largement dépasser les 100.000 exemplaires, m’a grandement encouragé."

Pour le jeune éditeur, Paul Biron fut en quelque sorte le père qu’il venait de perdre. Sa gentillesse, le club d’amis qu’il fonda, ses relations avec les prisonniers de guerre, tout cela assura le succès de la série liégeoise des Mononke et contribua à promouvoir les éditions.

"La réussite de ce département, je la dois à mes auteurs, continue Dricot, à tous ceux qui m’ont fait confiance, mais aussi à ma mère qui tenait notre stand dans les différentes foires, venant tous les jours en train de Sy, près de Hamoir, jusqu’à ce que ma sœur, Georgette, prenne la relève."

L’anniversaire a été célébré le 21 septembre en la salle sous l’église Saints-Pierre-et-Paul de Droixhe. Pour l’occasion, un petit livre illustré de photos souvenirs, réalisé avec la participation des auteurs, raconte les relations entre leurs personnages et l’imprimerie. Car, pour Marcel Dricot, c’est enfin la quille : sans fermer son entreprise, il cherche un éditeur apte à lui succéder.

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