20/12/2012

Droixhe renoue-t-il avec ses vieux démons ?

drààà.jpgMardi, une jeune femme a été enlevée à Droixhe et violée par quatre hommes pendant plusieurs heures, avant d’être relâchée à deux pas du commissariat de police. Un fait qui relance le débat sur la dangerosité de ce quartier, dont la réputation semblait pourtant s’améliorer.

Alors que beaucoup s’accordaient à dire que Droixhe était devenu un quartier de plus en plus « fréquentable », le viol collectif dont a été victime entre mardi et mercredi une Liégeoise de 33 ans relance le débat. Les faits se sont déroulés mardi soir. La victime sortait de son véhicule à proximité de la rue Joseph Carpay lorsque quatre hommes ont surgi et l’ont repoussée dans sa voiture. Elle a tout d’abord été violée sur un parking, avant d’être conduite dans une maison, où ses quatre tortionnaires ont à nouveau abusé d’elle pendant plusieurs heures. La trentenaire a finalement été abandonnée mercredi en fin de matinée dans sa voiture, à proximité du commissariat de police de Droixhe.

A nouveau, des voix s’élèvent pour évoquer « une zone de non-droit », dans laquelle les policiers n’osent pas intervenir de peur de représailles de la part des bandes qui y règnent en maîtres. Info ou intox ? Pour Patrice Lempereur, le président du conseil de quartier Bressoux-Droixhe, c’est évidemment faux: « Non, Droixhe ne renoue pas avec ses vieux démons. Ce n’est plus un quartier où règne l’insécurité. Ce drame s’est déroulé à Droixhe, mais il aurait pu se produire partout ailleurs. »

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